Ecole supérieure privée d'ostéopathie

 

Essayer de faire comprendre ce qu’est l’ostéopathie à l’aide d’une définition « officielle », ou de toute autre définition « définitive », est – de facto – une entreprise vouée à l’échec. Car, bien entendu, il n’y a pas UNE définition de l’ostéopathie. Il y a autant de définitions de l’ostéopathie que d’ostéopathes, que de patients et que d’interlocuteurs.


L’ostéopathie ne se définit pas, elle se vit. Parce que l’ostéopathie est une philosophie. Une approche philosophique de l’être et de sa santé qui permet aux patients de vivre mieux plus longtemps. Et comme toute philosophie, la philosophie ostéopathique repose sur des concepts. Des concepts énoncés en son temps par A.T. Still, son père spirituel, qui demeurent d’actualité : unité du corps humain, interdépendance entre structure et fonction, loi du nerf et de l’artère, capacité d’auto-guérison du corps humain.

Art, science, techniques


L’ostéopathie, philosophie de l’être qui appréhende l’homme dans sa globalité, est en outre un art, une science et un ensemble cohérent de techniques.


C’est assurément un art, au sens d’une habileté pratique et du recours à une intuition pas toujours très « rationnelle » pour des observateurs non avertis. Chaque ostéopathe, au même titre qu’un artiste, travaille en effet différemment. Parce que chaque patient est différent. L’ostéopathe est donc en quelque sorte « un artiste », et chaque patient représente un peu « son œuvre ».
L’ostéopathie est également une science, une science qui se réfère notamment à l’anatomie et à la physiologie. Une science clinique qui repose sur des compétences particulières, et sur une connaissance approfondie du corps humain et des interactions qui unissent chacune de ses composantes.


Un ostéopathe doit par ailleurs parfaitement connaître et maîtriser un ensemble de techniques manuelles spécifiques. Ces dernières ne constituent néanmoins qu’un instrument, qu’un moyen, car ce n’est pas l’utilisation de techniques qui fait d’un praticien un bon ostéopathe, mais bien la maîtrise des concepts propres à l’ostéopathie, tant en matière de diagnostic que de réponse thérapeutique personnalisée apportée à chaque patient.


L’art, la science et les techniques représentent ainsi, symboliquement, les fondements de la « pierre philosophale » de l’ostéopathe. Et c’est en s’appuyant sur ce socle triangulaire de connaissances que l’ostéopathe appréhendera au mieux le fonctionnement du corps humain.

Le langage du corps


Le corps est le reflet de l’histoire de chaque patient. Le corps humain se construit sur les bases de compensations salutaires, mais précaires. Salutaires, car elles permettent de vivre à peu près confortablement. Précaires, puisqu’elles tiennent rarement dans le temps. Chacun bâtit ainsi, au fil de son existence et de ses aléas, son équilibre physiologique et sans doute émotionnel. Et reste, tant bien que mal, « en équilibre dans son déséquilibre ». Jusqu’à ce que survienne l’ultime déséquilibre perturbateur qui ne peut plus être compensé. Le dernier maillon de la chaîne manifeste alors son incompétence en matière d’adaptation et le corps signale tôt ou tard ce dysfonctionnement par une symptomatologie spécifique : il manifeste sa douleur.


Pour l’ostéopathe il s’agira dès lors de recueillir un maximum d’indices, grâce à l’interrogatoire, à l’observation, aux tests, et à son intuition, aboutissant à un faisceau de présomptions qui lui permettront d’identifier le (ou les) coupable(s). Et d’y remédier, évidemment, sur le plan préventif et/ou curatif.

L’ostéopathie ne définit pas, elle se vit, disions nous. Vivre l’ostéopathie, n’est-ce pas, en définitive, s’engager dans un escalier en colimaçon où chaque marche, différente des autres, mène celui qui le gravit vers le vertige de la pensée et de la connaissance propre à toute philosophie ? En prenant garde, cependant, à ne pas se perdre dans l’escalier et à ne pas se prendre les pieds dans le tapis des concepts et des pseudo-certitudes !

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Agrément

École agréée par le ministère de la santé.
NOR : AFSH1516144S

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